Pourquoi Q-plus Bridge ?

Q-plus Bridge est un programme informatique qui vous permet de jouer au bridge sur votre ordinateur. Le plus souvent il est utilisé pour jouer le rôle de trois joueurs tandis que l’utilisateur reprend les cartes de Sud. D’autres configurations sont cependant possibles.

La question « Pourquoi Q-plus Bridge » se divise en deux aspects distincts :

Pourquoi un logiciel de bridge ?

Ne serait-il pas préférable de jouer au bridge à la maison entre amis ou dans un club de bridge plutôt que d’être assis seul devant son ordinateur ?

Soyons clairs, les auteurs du logiciel n’ont jamais imaginé que Q-plus Bridge devait remplacer une partie jouée avec d’autres personnes – l’objectif consistant à mettre à la disposition du public un outil de travail pour s’entraîner au bridge. Bref, un logiciel de bridge offre simplement la possibilité de jouer plus souvent au bridge et non, moins souvent. Ceci étant dit, il faut aussi tenir compte du fait que les bons joueurs de bridge jouent de préférence contre d’autres bons joueurs– en fin de compte, ils veulent se faire plaisir et cela n’enchante personne de jouer contre des partenaires nettement plus faibles que soi. C’est donc à ce moment précis qu’un logiciel de bridge – un bon logiciel de bridge ! – peut entrer en jeu car, dès lors, vous disposez d’un adversaire de poids qui est toujours prêt à jouer.

Mais, un logiciel de bridge est-il vraiment capable de jouer suffisamment bien ? Voici la question à laquelle nous nous consacrerons dans la seconde partie de notre réponse :

Pourquoi précisément Q-plus Bridge ?

Q-plus Bridge est l’un des rares programmes de bridge maîtrisant un niveau de jeu digne de celui d’un club – et si vous gagnez régulièrement contre Q-plus Bridge, vous pouvez être sûr d’obtenir également de bons résultats dans un club de bridge, quel qu’il soit.

Comparé aux autres logiciels, Q-plus Bridge se situe dans le groupe de tête – il n’en existe d’ailleurs que très peu à ce niveau. Consultez à cet effet les résultats des derniers championnats du monde de bridge sur ordinateur.

Vous trouverez un bref descriptif des performances du logiciel dans la Vue d’ensemble des fonctions.

La visite des pages suivantes vous montre comment se présente Q-plus Bridge et décrit son mode de fonctionnement.

Le paragraphe ci-après ne se rapporte certes pas directement à la description de Q-plus Bridge, mais n’est pas sans intérêt quelconque :

Les logiciels de bridge seront-ils un jour capables de gagner contre les meilleurs joueurs du monde ?

A priori, je (Johannes Leber, auteur principal de Q-plus Bridge) n’y vois aucun obstacle majeur.
Ce qui est considéré comme difficile, p. ex. en defense, de tirer des conclusions sur la main du déclarant à partir de sa méthode de jeu ou en tant que déclarant de jouer en trompe l’œil, n’est pas hors de la portée d’un programme.
Il est vrai, certes, qu’il existe un degré d’imagination humaine auquel la machine ne pourra jamais accéder, cependant toutes les actions, aussi ingénieuses soient-elles, ne sont pas couronnées de succès, ce qu’une machine peut très bien compenser grâce à ses atouts (pas de problème de concentration, pas de problèmes dus aux émotions).
Le «jugement» constitue le moindre problème pour l’ordinateur car il provient de la simulation (distribuer plusieurs mains possibles et calculer ensuite les résultats des différentes actions).
 
Le plus grand problème vient du fait que les excellents joueurs de bridge disposent d’un grand vocabulaire en enchères (même s’il est moins important dans le jeu de defense), c.-à-d. qu’ils leur donnent au cours des nombreuses – des milliers – séquences d’enchères des significations sensées. Si un programme informatique veut atteindre ce top niveau, il doit s’y mettre tout de suite, et cela signifie un travail immense.
Estimation quantitative : Tandis qu’environ 10 000 heures de travail (dans le cas de Q-plus Bridge) ont suffi pour battre 90 à 95 % des joueurs de bridge (les habitués), il en faudrait 40 000 supplémentaires pour atteindre les joueurs de haut niveau.
(Cette opinion est également partagée par les autres auteurs de logiciels de bridge. Seul Tomio Uchida [Micro Bridge] doute du fait que les logiciels puissent un jour défier les meilleurs joueurs. Ian Trackman et Mike Whittaker [Blue Chip Bridge] pensent que cette estimation est vraie ; Hans Kuijf [Jack] et Yves Costel [WBridge5] croient, quant à eux, qu’il ne faudrait pas autant d’heures de travail, mais s’accordent sur le fait qu’il reste encore beaucoup à faire.)
Tandis que le développement par principe se poursuit, il reste incertain si et quand ce niveau nécessaire sera atteint.
 
Cela peut peut-être paraître surprenant que tant de travail soit encore nécessaire mais cela reflète bien le fait que la différence entre les joueurs de haut niveau et les joueurs moyens (joueurs de club) est énorme – et ce n’est pas un hasard si ce sont « toujours » (c.-à-d. dans des intervalles de dix ans) les mêmes noms qui sont cités lors des championnats ce qui – petite note en marge – indique clairement que le bridge n’est pas un jeu de hasard !


Q-plus Software GmbH, Heisenbergweg 44, 85540 Haar/München, Allemagne. e-mail: info@q-plus.com